La répartition
géographique des séismes est expliquée par la théorie de
la tectonique des plaques.
L'arc Antillais
appartient à une ceinture volcanique et sismique active
et la Martinique se trouve dans une situation très
propice aux tremblements de terre.
Un séisme ou tremblement de
terre
correspond à une
rupture dans le sous sol produite sous l'effet de
contraintes (déformation de l'écorce terrestre) ; il se
traduit par un ensemble de secousses.
Le foyer
du séisme est la région de la lithosphère
qui a cassé en donnant le tremblement de terre et
l'épicentre correspond à la projection
du foyer sismique à la surface du sol.
La
magnitude (sur l'échelle de
Richter) est la notion permettant d'évaluer l'énergie
dissipée sous forme d'ondes sismiques ; elle caractérise
la secousse à la source. L'amplitude du mouvement du sol
est multiplié par 10 et l'énergie dissipée sous forme
d'ondes est multipliée par 30 lorsque la magnitude
change d'unité. On en compte 9.
L'intensité ( sur l'échelle de
Mercalli) est la notion qui permet d'évaluer les effets
du séisme (sur la nature, les hommes ou leurs oeuvres)
en un lieu donné ; elle est donnée par l'accélération
d'une particule du sol, la durée de la secousse et le
spectre des ondes sismiques en ce lieu.
Dans
l'échelle d'intensité Mercalli, une intensité de II (il
y en a XIII) correspond à une secousse légèrement
perceptible par les personnes aux étages élevés des
maisons, ressentie encore par quelques personnes au
repos, à l'intérieur des habitations.
Une
intensité de III correspond à une secousse ressentie par
les personnes à l'intérieur des habitations ou des
immeubles, ressentie à l'extérieur dans le cas de
circonstances défavorables. Léger balancement des objets
suspendus, vibrations des vitres.
Une intensité
de IV correspond à une secousse largement ressentie par
les personnes à l'intérieur des bâtiments, ressentie par
quelques personnes à l'extérieur. Réveil de dormeurs,
craquement des planchers et des cloisons, vibrations des
portes et fenêtres, armoires et placards légèrement
secoués.
L'effet de site
modifie localement l'amplitude des
secousses sismiques. L'étude de nombreux séismes
historiques ou récents montrent que des modifications
considérables du signal sismique sont dues à des effets
de la topographie ou de la géologie locale.( Des
campagnes de terrain ont été réalisées en Martinique en
1992 pour analyser ces effets de site).
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